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Maman de deux enfants, Karine est une artiste franco-canadienne, également enseignante en arts plastiques exerçant à Montréal. Elle nous fait l’honneur de se prêter à notre première entrevue « Portrait d’entrepreneure », en nous révélant son histoire et ses ambitions.

Propos recueillis par Tatamo Andrianjafimalaza

WM – Bonjour Karine ! Merci de te joindre à moi aujourd’hui, ça me fait plaisir de te rencontrer ! Alors j’ai une première question pour toi, que bon nombre de personnes peuvent se poser : est-ce que l’art est une vocation ?

Karine – J’ai toujours su que je voulais CRÉER.
En fait, l’art chez nous est une histoire de famille ! J’ai grandi en voyant mon père architecte (qui l’était de père en fils) dessiner, et en observant la famille de ma mère s’épanouir dans l’univers cinématographique.
De mon côté, j’ai commencé à dessiner à l’âge de 5 ans. J’avais toujours un carnet de croquis sur moi. Ado, je rêvais de devenir dessinatrice de bandes-dessinées ! J’ai eu la chance de voyager à travers le monde et de visiter de nombreux musées et places d’art. Mes parents m’ont toujours encouragé, sans toutefois m’imposer de pression. C’est tout naturellement que j’ai décidé d’orienter mon parcours universitaire vers l’art. J’ai suivi l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes, puis arrivée au Canada, j’ai poursuivi mes études avec un baccalauréat en enseignement des arts.
L’art est une vocation, qui a largement été inspirée et influencée par mon environnement familial et culturel !

WM – Et d’après ton parcours et tes expériences professionnelles, te sens-tu davantage artiste ou femme d’affaires ?

Karine – Je suis 50% artiste – 50% entrepreneure.
L’enseignement fait partie de ma réalité. Je donne des cours d’arts au primaire et organise des ateliers pour adultes et enfants, dont des ateliers de création multi-âge familiaux, où les plus jeunes s’adaptent à des projets plus élaborés. Avant la covid-19, je proposais même des ateliers maman-bébé !
Mais je me sens davantage « moi-même » en tant qu’artiste, lorsque je sors du cadre scolaire. L’expression de ma créativité à travers mes propres créations, projets collectifs, murales et compositions sur commande me permet de m’épanouir pleinement. Mon domaine d’expression : la création de portraits réalistes en dessin et les peintures abstraites et colorées.
J’ai, pour cette raison, installé un atelier entièrement dédié à mon art dans mon sous-sol.

Karine Martineau expose actuellement au Bistro L’Enchanteur et à la Clinique SpineCor à Montréal.

WM – À ton avis, que pensent tes enfants de l’artiste-entrepreneure que tu es devenue ?

Karine – Mes enfants sont ravis d’avoir une maman artiste !
Ils ont d’ailleurs été initiés très tôt, et sont aujourd’hui très habiles de leurs mains. Les activités artistiques et manuelles leur permettent de s’exprimer, de découvrir et explorer leur environnement différemment. Durant le confinement, ils s’y consacraient presque quotidiennement !
Puis mon fils est bien gâté, car chaque année pour son anniversaire, je lui dessine et crée une histoire.

Atelier Imajine Karine Martineau

Karine Martineau propose gratuitement en ligne des ateliers artistiques en famille. Cliquez ici pour en savoir plus

WM – Quel est ton plus grand défi au quotidien ?

Karine – Trouver un équilibre de vie.
La maternité a chamboulé ma vie, et a nécessité une adaptation en termes d’organisation et de gestion des priorités. Sans compter le confinement qui nous a contraints à aménager notre horaire et à redéfinir le mot « flexibilité » au travail… Heureusement, le retour des enfants à la garderie me permet de reprendre progressivement mes activités.
Car même si j’adore mon rôle de maman et conjointe, j’ai besoin de temps pour m’accomplir en tant qu’artiste professionnelle. Ma vie familiale est essentielle, et je suis chanceuse d’être aussi bien entourée ! Mais pour rester équilibrée, il est important d’accorder également une place à nos rêves d’enfant, et d’identifier ses limites. Je m’épanouis tellement dans mon art ! Je pense que c’est important pour mes enfants qu’ils voient que je vais au bout de mes rêves. En plus, j’ai beaucoup de fierté à les embarquer dans mon univers !

WM – Que te vois-tu faire dans 10 ans ?

Karine – Créer… encore et toujours créer !
Je souhaite à terme pouvoir vivre de mes œuvres. Mon rêve ultime serait de proposer des ateliers d’art dans mon propre local, dont le point de vue serait en immersion en pleine nature, vue sur l’eau en prime. De quoi inspirer de nombreuses séances créatives !

Ce que nous pourrions faire pour aider Karine à atteindre ses objectifs :

  • Lui offrir de la visibilité en partageant ses publications Facebook et Instagram
  • La référer en tant qu’artiste si des opportunités d’exposition se présentent
  • Commander ses œuvres sur-mesure pour offrir ou pour chez soi. Les futures mamans peuvent transformer leur échographie de grossesse en une magnifique aquarelle personnalisée.
  • La mettre en contact avec des mécènes de notre réseau
Tatamo Andrianjafimalaza

Éditrice-en-chef

Éditrice web spécialisée en marketing digital de jour, auteur en devenir le soir, Tatamo se passionne pour les belles histoires. Et c’est bien la raison d’être de Working Maman : vous aider à réaliser et écrire vos plus beaux récits de vie.

1 Comment
  1. Magifique de connaître une artiste épanouie dans sa vie de maman, d’épouse et vie professionnelle. Ce la donne de l’énergie et de l’optimisme en cette période où nous en avons tant besoin:::Merci Carine… DG de Suisse

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